Chauffage au bois

Quelles sont les différentes solutions ?

En matière de chauffage au bois, il convient de distinguer les solutions de chauffage d’appoint des solutions de chauffage central bois.

Les solutions pour un chauffage d’appoint

 

L’insert

L’insert vient s’encastrer dans la cheminée existante, et en améliore considérablement le rendement

 

La cheminée à foyer fermé

Le principe et le design sont équivalents à ceux de l’insert, mais c’est l’ensemble de la cheminée qui est remplacée / créée 

 

Poêle à bûche
Poêle à granulés

Les poêles à bois performants :

Ils nécessitent l’existence ou la création d’un conduit d’évacuation des fumées.

 

On distingue, par ordre de performance croissante :

  • les poêles à bûches,
  • les  poêles à granulés,
  • et les poêles de masse.

    Les poêles de masse diffusent de la chaleur essentiellement par rayonnement et à une température moins élevée, alors que la chaleur des autres se diffuse à la fois par rayonnement et par convection. Fabriqués avec des matériaux qui gardent la chaleur (faïence,  roche volcanique), ils restituent la chaleur plus longtemps que les autres. Mais ils sont également plus coûteux et plus encombrants. 
Coût indicatif de l’équipement *RendementAutonomie
Inserts, foyers fermés, poêles à bûches1 000 à 5 000 €60 à 80 %Quelques heures
Poêle à granulés3 000 à 5 000 €Plus de 80 %12 h à 72 h
Poêles de masse5 000 à 16 000 €80 à 90 %8 à 24 h

 

* : le coût d’installation, très différent selon le contexte, varie souvent de 500 à 1500 €.

Source : ADEME

Le chauffage central au bois

Les chaudières à bûches

  • Les chaudières à bûches à tirage naturel : il existe différente catégories de chaudières selon le type, et donc la qualité de la combustion (combustion plus au moins complète des bûches).
    Par qualité croissante de combustion : les chaudières à combustion montante, à combustion horizontale, à combustion inversée. 
  • Ce sont les chaudières les moins onéreuses
    Les chaudières à bûches turbo : la combustion est optimisée grâce à des mécanismes de contrôle des arrivées d’air et d’extraction des fumées.

La technique de l’hydroaccumulation permet de limiter la contrainte du chargement des bûches : les chaudières bûches ont une autonomie qui varie de 4 heures à plus de 6 heures seulement. L’hydroaccumulation, compatible avec les chaudières à combustion horizontale, inversée ou « turbo », permet d’accroître considérablement cette autonomie. Un ballon d’eau (de 1 500 à 2 000 litres pour une maison de 100 m²) stocke le surplus de chaleur produit pour le restituer en fonction des besoins. Autre avantage, cette technique augmente le rendement et la longévité de la chaudière.

Les chaudières automatiques

Ces chaudières sont alimentées automatiquement soit en plaquettes de bois, soit en granulés bois (aussi appelés pellets). Pas besoin de les recharger quotidiennement à la main, on retrouve la même facilité d’utilisation qu’une chaudière combustible gaz ou fioul. Elles présentent de très bonne performance, avec un rendement dépassant souvent 90%, produisent peu de cendres et dégagent des fumées relativement propres. Il existe désormais des chaudières granulés à condensation, encore plus performantes.

Elles nécessitent de disposer d’un espace important pour le silo dans lequel est stocké le combustible.

 

Coût indicatif de l’équipement *

Rendement

Autonomie

Chaudières bûches combustion montante ou horizontale

1 500 à 4 500 €

50 à 90 %

Plus de 4 h

Chaudières bûches à combustion inversée

1 500 à 4 500 €

65 à 90 %

Plus de 6 h

Chaudières bûches turbo avec hydroaccumulation

8 000 à 14 000 €

75 à 95 %

Suivant dimensionnement

Chaudières automatiques granulés

7 000 à 15 000 €

75 à 95 %

95 % à 105 % pour les chaudières condensation

Suivant capacité de stockage – souvent toute la saison de chauffe

Chaudières automatiques plaquettes

15 000 à 22 000 €

75% à 95%

Suivant capacité de stockage – souvent toute la saison de chauffe

* : le coût d’installation, très différent selon le contexte, varie souvent de 2 000 à 3 000 €.

Source : ADEME

Points de vigilance

  • Le chauffage au bois est intéressant si le bois provient d'une filière locale durable et si les équipements utilisés sont performants.
  • Utiliser un autre système que la chaudière pour produire de l'eau chaude sanitaire en été car le rendement serait trop faible.
  • Choisir des appareils labellisés "flamme verte".
  • Veiller à la qualité du combustible, sec et non pollué. La combustion du bois émet des polluants (particules fines, monoxydes de carbone, composés organiques volatiles…) nocifs pour l’air intérieur comme pour l’air extérieur. 

Quelles sont les précautions à prendre ?

L’installation

  • Les inserts doivent être installés conformément aux normes pour réduire les risques d'incendie.
  • Pour vous garantir une installation sûre et de qualité, nous vous conseillons de faire appel à un professionnel labellisé Qualibois.
  • Votre professionnel doit veiller à vous proposer un appareil dont la puissance correspond bien aux besoins de votre logement : on parle de dimensionnement. La puissance à installer dépend du volume à chauffer, mais aussi de la qualité de l’isolation. Un sous-dimensionnement ne vous apportera pas le confort souhaité ; un surdimensionnement nuira à la longévité de l’équipement, conçu pour fonctionner à pleine puissance. À titre indicatif, la puissance d’un poêle varie de 6 à 15 kW.

L’évacuation des fumées

Tous les appareils de chauffage au bois doivent être raccordés à un conduit de cheminée répondant à la réglementation en vigueur et avec une dépression stable pour ne pas refouler les produits de combustion.

  • Si votre logement ne dispose pas d’un conduit de fumée, il peut être créé soit à l’intérieur, soit à l’extérieur de votre logement. Le conduit doit dépasser votre toit d’une certaine hauteur, variant selon les cas. Renseignez-vous auprès de votre professionnel.
  • S’il en existe déjà un, il vous faudra le faire tuber (les conduits anciens n’étaient pas conçus pour supporter des températures de fumées aussi élevées)

L’entretien des équipements

L’entretien annuel par un professionnel qualifié est obligatoire.

Comment évaluer la performance des produits ?

Les équipements de chauffage au bois

Le label flamme verte permet d’apprécier la qualité des poêles et des chaudières bois, sur les critères suivant :

  • La sécurité,
  • Le rendement,
  • Et depuis 2013, le taux d’émission de particules

Depuis 2012, seuls les appareils disposant de 4 ou de 5 étoiles bénéficient du label Flamme Verte, qui garantit une très bonne performance.

Consulter le site Flamme verte

Les combustibles

La qualité du combustible influe beaucoup sur la performance de votre chauffage et les émissions de polluants.

Si votre bois provient de chez vous ou de chez vos voisins, veillez à ce que le bois soit bien sec. Un bois humide dégage plus de polluants, produit moins de chaleur et encrasse plus rapidement votre appareil.

Si vous achetez votre combustible à des professionnels, fiez-vous aux repères de qualité qui existent :

  • Les certifications : la qualité des produits est contrôlée par un organisme extérieur
  • Les marques de qualité : les adhérents s’engagent à respecter une charte de qualité, mais sans contrôle externe

Bois bûche

Certification qualité
Marque de qualité, déclinée régionalement

Granulés bois, encore appelés pellets

Aujourd’hui, plus de 75% des pellets produits en France le sont dans le cadre d’une démarche de qualité. 

Certification française
Certification d’origine allemande
Certification européenne

Que dit la réglementation ?

Depuis le 3 mai 2007, les travaux de rénovation sont soumis à une réglementation appelée "Réglementation Thermique dans l'existant, élément par élément". Celle-ci impose des performances minimales à respecter. Votre entreprise devra vous proposer des équipements qui respectent cette réglementation

La réglementation impose que les inserts, poêle et chaudières vendus respectent les exigences liées à la sécurité incendie.

Le Règlement Sanitaire Départemental impose un ramonage du conduit de fumée, du conduit de raccordement et de la chaudière 2 fois par an dont une en période de chauffe.

Peut-on bénéficier d'une aide financière ?

Le crédit d'impôt au 1er janvier 2015

L'installation ou le remplacement de chaudières et appareils indépendants au bois (poêles, foyers fermés et inserts,...) bénéficient d'un crédit d'impôt de 30%. 

Pour les poêles, foyers fermés et inserts, ils doivent présenter :

  • Une concentration moyenne de monoxyde de carbone : E ≤ 0,3 %
  • Un rendement énergétique : h ≥ 70 %
  • Un indice de performance environnemental : i ≤ 2

Les appareils Flamme Verte 4 ou 5 étoiles répondent à ces exigences.

  • Pour les chaudières à charge manuelle, le rendement doit être supérieur ou égal à  80 %
  • Pour les chaudières automatiques le rendement doit être supérieur ou égal à 85 %

Pour les chaudières fonctionnant au bois : 

  • Une puissance thermique inférieure à 300 kW
  • Des seuils de rendement énergétique et d'émission de polluants correspondant à la classe 5

En savoir plus sur le crédit d'impôt

L'éco-prêt à taux zéro

Les systèmes de chauffage à bois peuvent bénéficier de l'éco-prêt à taux zéro dans les conditions suivantes que le crédit d'impôt. 

Pour bénéficier de l'éco-prêt à taux zéro, il faut soit réaliser une autre catégorie de travaux éligible à l'éco-prêt, soit réaliser les travaux préconisés par une étude thermique.

 

Contenu rédigé par le Club de l'Amélioration de l'Habitat.

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