Chauffage solaire

Se chauffer grâce à l’énergie du soleil, propre, gratuite et inépuisable reste la panacée en matière de respect de l’environnement et de protection contre les hausses durables des prix des énergies fossiles et électriques. 

Mais cela reste encore un système coûteux, complexe à concevoir et à installer ! A moins que votre motivation écologique soit très forte, vous ne pourrez envisager le chauffage solaire qu’à l’occasion de la rénovation des sols. 

Dans tous les cas, pensez au préalable à limiter autant que possible les besoins de chauffage de votre logement par une isolation complète (toiture, murs extérieurs et parois vitrées à minima) et performante. 

L’installation solaire pour le chauffage permet de couvrir de 20 à 60 % des besoins, selon le climat (rigueur de l’hiver et ensoleillement), l’isolation du bâtiment, les techniques utilisées et les surfaces de capteurs installées. Un autre système de chauffage (gaz, électricité, fioul, bois, …) est donc toujours nécessaire pour garantir les besoins tout au long de l’année. 

Le chauffage solaire est systématiquement couplé à un système de production d’eau chaude sanitaire : on parle de système solaire combiné (SSC).

Quelles sont les différentes solutions ?

Les besoins de chauffage étant plus importants lorsqu’il y a peu d’ensoleillement, un équipement de chauffage solaire suppose la mise en place d’un système de stockage de la chaleur produite. Deux principales solutions existent.

Le plancher solaire direct

Technique la plus utilisée pour ce type d’installation, elle est confortable et efficace. Elle s’applique aussi bien dans le neuf qu’en rénovation, surtout lorsque le plancher doit être refait. La dalle en plancher, dans laquelle circule le liquide caloporteur réchauffé par les capteurs thermiques, sert à la fois à stocker et à émettre la chaleur.

Chauffage avec ballon d’accumulation

La chaleur est stockée dans un volume d’eau tampon. Les innovations récentes ont permis de limiter le volume nécessaire, mais il faut tout de même prévoir un volume de 500 à 2 000 litres. La restitution de la chaleur se fait ensuite soit par des radiateurs, idéalement basse température, soit par un plancher chauffant. Les pertes de chaleur liées au stockage rendent ce système moins performant que le plancher solaire direct.

Quelles sont les précautions à prendre ?

Vérifiez en amont la pertinence de votre projet, en faisant appel à un professionnel qualifié ou à un bureau d’études. Pour la conception de l’installation et la réalisation des travaux, faites appel à un professionnel formé à ces techniques.

Nous vous conseillons de faire appel à un professionnel labellisé Qualisol.

En savoir plus sur Qualisol

La surface disponible en toiture doit être relativement importante : pour une maison classique de 120 m², la surface de capteurs nécessaire est de l’ordre de 15 m² en moyenne.

Pour une efficacité optimale les capteurs doivent être orientés au sud et inclinés de 50°, sans masque qui viendrait leur porter de l’ombre. 

Afin que l’installation ait le meilleur rendement possible, la surface des capteurs doit être calculée de manière à couvrir environ 50 % des besoins annuels en chauffage et en eau chaude.

Un système de chauffage solaire nécessite un entretien régulier, réalisé par un professionnel. 

Que dit la réglementation ?

Depuis 2007, les travaux de rénovation sont soumis à une réglementation appelée « Réglementation Thermique dans l'existant, élément par élément ». Cette réglementation sera renforcée dès le 1er janvier 2018.

Pour le plancher solaire direct, un isolant d’au moins 4 cm doit obligatoirement être placé sous la dalle chauffante.

Peut-on bénéficier d’une aide financière ?

Le crédit d'impôt de transition énergétique

Les systèmes solaires combinés bénéficient d’un crédit d’impôt de 30% (dans la limite d'un plafond de dépense de 1000 € TTC / m²). Les capteurs doivent être couverts par une certification CSTBat ou Solar Keymark ou équivalente.

Ils doivent être posés par un installateur Reconnu Garant de l'Environnement (RGE). 


Pour en savoir plus sur le crédit d’impôt.

L'éco-prêt à taux zéro

On peut bénéficier de l'éco-prêt pour financer ce type de travaux, si les capteurs sont couverts par la certification CSTBat, Solar Keymark ou équivalente.

Les chauffe-eau solaires doivent être installés par un professionnel Reconnu Garant de l'Environnement (RGE).

Pour bénéficier de l'éco-prêt à taux zéro, il faut soit réaliser une autre catégorie de travaux éligible à l'éco-prêt, soit faire les travaux préconisés par une étude thermique.

Pour en savoir plus sur l'éco-prêt à taux zéro 

Astuces

Certaines régions accordent, avec le soutien de l’ADEME, des aides financières pour les systèmes multi-énergie avec énergie solaire. Vérifiez si c’est le cas dans votre région en consultant le site Internet de votre Conseil Régional, ou en consultant l’Espace Info Energie le plus proche.

Pour trouver un Espace Info Energie

 

Contenu rédigé par le Club de l'Amélioration de l'Habitat.

Partagez