Isolation des murs par l'intérieur

Poser une isolation thermique sur des murs se fait par l’intérieur ou par l’extérieur. Ces techniques ont chacune leurs points forts et leurs points faibles.

  • Collage d'un doublage isolant (le mur doit être plan et non humide).
  • Pose d'un isolant sur tasseaux + plaque de plâtre.
  • Isolation par remplissage des murs (technique peu courante) : isol-DM2.
  • Pose d'un isolant sur ossatures métalliques + plaque de plâtre (même principe que tasseaux mais avec U métalliques).

Quelles sont les précautions à prendre ?

  • Les professionnels préféreront souvent éviter d’isoler par l'intérieur un mur lourd exposé au sud car ce mur est susceptible de conserver de la fraîcheur pendant quelques jours au début des périodes de canicule et d’apporter le bienfait cette fraîcheur au logement. Pour préserver cette capacité à contribuer au confort d’été, il serait préférable d’isoler ce mur par l’extérieur.
  • Si des radiateurs sont placés sous des fenêtres (les professionnels parlent dans ce cas de radiateurs placés en allège des fenêtres) et que le mur n'est pas isolé, il faut envisager d'isoler la partie du mur derrière le radiateur.
  • Attention à ne pas boucher les grilles de ventilation existantes, hautes ou basses, lors de travaux d'isolation.        
  • Il est préférable d'éviter de "ventiler" la lame d'air entre l'isolation intérieure et le mur par des orifices  dans l'isolant donnant sur l’intérieur, pour que l'isolation soit parfaitement efficace.

Astuce

  • Pour les murs donnant sur un local non chauffé, il est préférable d'isoler les murs à l'intérieur de ce local, afin de préserver le volume habitable.
  • Les professionnels pourront faire passer les réseaux d’installation électrique ou de téléphone derrière les complexes de doublage.

Points de vigilance

  • Les Produits Minces Réfléchissants (PMR) quelquefois appelés malheureusement “isolants minces” ne sont pas des produits miracles : quelques centimètres de PMR ne sont pas équivalents à 20 cm d'isolant "classique" comme les publicités l’ont parfois laissé croire ! Il peuvent jouer un rôle de complément d'isolation et li faut les poser avec une grande précaution (mettre une lame d’air entre la paroi et l’isolant) pour qu'ils n'engendrent pas de désordres (risque de condensation).
  • Attention à ne pas boucher les grilles de ventilation haute et basse existantes lors de travaux d'isolation.
  • Attention à l’humidité ! Il faut absolument éviter :
    •  de laisser l’humidité pénétrer dans l’isolant car cela lui fera perdre sa propriété isolante (l’eau est un conducteur de chaleur et de froid, l’air sec un isolant),
    • d’emprisonner l’humidité dans le mur.

    Avant d’envisager de poser un isolant, les professionnels s'efforceront au préalable de trouver une solution pour comprendre et traiter le problème d'humidité.

    Demander aux professionnels de proposer des solutions permettant d’assécher les murs s’ils présentent des problèmes d’humidité (les protéger contre les ruissellements d’eau de pluie, drainer au pied des murs affectés par des remontées capillaires si c’est possible…)

Comment évaluer la performance des produits ?

L'efficacité thermique des isolants est mesurée par leur résistance thermique R, indiquée sur l'étiquette de la certification Acermi du produit. La résistance R varie en fonction de l'épaisseur et de la nature du matériau. Plus R est grand, meilleure est l'isolation.

Que dit la réglementation ?

Depuis le 3 mai 2007, les travaux de rénovation sont soumis à une réglementation appelée "Réglementation Thermique dans l'existant, élément par élément".
Vous êtes soumis à cette réglementation si les murs devant être isolés sont les murs en briques industrielles, blocs béton industriels ou assimilés, béton banché et bardages métalliques.

Pour les murs donnant sur l'extérieur, les professionnels du bâtiment devront donc vous proposer de poser un isolant tel que R≥ 2,3. Cela correspond par exemple à au moins 8 cm de polystyrène expansé ou de laine minérale (voir les conditions particulières dans l'arrêté).

Pour les murs donnant sur un local non chauffé, il est devront vous proposer de poser un isolant tel que R≥ 2. Cela correspond par exemple à au moins 7 cm de polystyrène expansé ou de laine minérale.

Peut-on bénéficier d'une aide financière ?

Le crédit d'impôt au 1er janvier 2015

Vous pouvez obtenir le crédit d'impôt pour des dépenses de travaux effectuées en 2015 si l'isolant est tel que R≥ 3,7, et que l'isolant ait été posé par un professionnel Reconnu Garant de l'Environnement (RGE). Cela correspond par exemple à au moins 14 cm de polystyrène expansé ou de laine minérale. Il n'y a pas de crédit d'impôt pour l'isolation des murs donnant sur local non chauffé.

Le crédit d'impôt s'élève à 30%, dans la limite d'un plafond de dépense par m² de 100 € TTC. Il s'applique sur le coût du matériel et de la main d'œuvre.

En savoir plus sur le crédit d'impôt

L'éco-prêt à taux zéro

Pour bénéficier de l'éco-PTZ pour des travaux d'isolation de murs donnant sur l'extérieur, il faut a minima poser un isolant tel que R≥ 3,7 et que l'isolant ait été posé par un professionnel Reconnu Garant de l'Environnement (RGE).
Pour bénéficier de l'éco-prêt à taux zéro, il faut soit réaliser une autre catégorie de travaux éligible à l'éco-prêt, soit réaliser les travaux préconisés par une étude thermique.

 

Contenu rédigé par le Club de l'Amélioration de l'Habitat.

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