Ventilation

La ventilation du logement permet le renouvellement d'air de l'ensemble des pièces en remplaçant une partie de l’air intérieur vicié par de l’air extérieur sain.

L'air intérieur du logement est pollué par l’activité humaine (cuisson, utilisation de produits d'entretien...). Une bonne ventilation permet d'assurer la pérennité du bâti donc de limiter les risques de pathologies du bâtiment (apparition de moisissures,…) mais aussi de garantir la qualité de l’air intérieur et donc le confort et la santé des occupants (maladies respiratoires comme l’asthme, allergies…).

Quelles sont les différentes solutions ?

La ventilation naturelle

  • Ventilation naturelle composée d’entrées d'air dans les pièces sèches, et de grilles d’extraction dans les pièces humides (cuisine, salle-de-bain, buanderie…).
    Dans les logements anciens, il n’y a pas nécessairement d’entrées d’air dans les pièces sèches, l’air s’infiltrant par des défauts d’étanchéité du bâtiment. Si vous remplacez dans ces pièces vos anciennes fenêtres mal jointives par de nouvelles fenêtres, veillez à ce que votre professionnel prévoit des entrées d’air dans les menuiseries.
  • Ventilation naturelle avec entrées d'air hygroréglables* et grilles d’extraction hygroréglables* (appelée "hygro B")
    « Hygroréglable » signifie que le débit d’air va dépendre du taux d’humidité de l’air intérieur du logement. Les entrées ou grilles d’extraction hygroréglables s’ouvriront d’autant plus que le degré d’humidité (et donc le besoin de ventilation) est élevé. Une solution plus économe en énergie car le renouvellement d’air se réduit fortement lorsque le logement est inoccupé, d’où des économies de chauffage. 

La ventilation Mécanique Contrôlée (appelée « VMC »)

Elle se compose d’entrées d'air dans les pièces sèches et d’un extracteur d'air.

Les différents réseaux d’extraction partant des pièces humides aboutissent à un unique caisson d’extraction, alimenté par un moteur électrique.

Avantage par rapport à une ventilation naturelle : la VMC permet de mieux maîtriser les débits nécessaires à un bon renouvellement d’air. Leur moteur consomme désormais peu d’énergie.

Il existe différents types de VMC :

  • La VMC « autoréglable », avec un renouvellement d’air constant
  • La VMC dite « hygro A », avec des bouches d’extraction hygroréglables : augmentation du débit d’air extrait quand le taux d’humidité est élevé
  • La VMC dite « hygro B » avec entrées d'air hygroréglables* et bouches extraction hygroréglables où le taux d’humidité de l’air intérieur détermine à la fois le débit d’air extrait et le débit d’air entrant.

Comme pour la ventilation naturelle, les systèmes de VMC « hygrorèglables » consomment moins d’énergie grâce à un renouvellement d’air adapté aux besoins, et non pas constant.

Ventilation Mécanique  Contrôlée double flux (appelée VMC double flux)
Dernière technologie en matière de ventilation, la VMC double flux associe au système de ventilation un échangeur thermique qui va récupérer la chaleur de l’air extrait pour préchauffer l’air entrant.

La ventilation Mécanique Répartie (appelée « VMR »)

La ventilation mécanique répartie consiste à installer dans chaque pièce humide une bouche d’extraction, avec son moteur intégré. Fréquemment relié à l’éclairage de la pièce, il se met alors en route lorsque l’on allume la lumière.

Ce système est à privilégier lorsque l’on ne peut pas installer de VMC, notamment à cause de la difficulté de faire passer le réseau d’extraction dans la maison. Il est en effet plus consommateur d’énergie et plus bruyant que la VMC, et il faut installer autant de bouches que de pièces humides

Quelles sont les précautions à prendre ?

Astuces

  • Pour réduire le bruit extérieur transitant par les entrées d'air, il existe des entrées d'air acoustiques, aussi bien en ventilation naturelle qu'en ventilation mécanique.
  • En présence d'un système de ventilation générale*, c’est-à-dire l’ensemble des systèmes de ventilation à l’exception de la Ventilation Mécanique Répartie, les portes intérieures doivent être détalonnées pour que l'air circule à travers le logement. La porte d’entrée doit au contraire être bien étanche (pose d’une barre de seuil).

Ne pas calfeutrer les défauts d'étanchéité des fenêtres, ou des portes…- sans penser à ménager des entrées d'air. Cela risquerait de détériorer la qualité de l'air intérieur du logement et donc de générer à terme certains problèmes, notamment l’apparition de moisissures.

Les entrées d'air et bouches d'extraction doivent être nettoyées tous les 6 mois et ne doivent jamais être bouchées.

 La VMC est à proscrire dans les cas suivants :

  • Cheminée à foyer ouvert sans sa propre arrivée d'air
  • présence d'un appareil à gaz raccordé à un conduit de fumée fonctionnant en tirage naturel

 La mise en place d'une ventilation mécanique nécessite parfois de faire vérifier l'étanchéité des conduits d'extraction d’air vicié (conduits de fumée, conduits de ventilation).

Pour les constructions anciennes (avant 1975)

Une solution qui ne présente aucun risque est la VMR dans les pièces humides, qui peut renouveler l’air selon l'utilisation des locaux.

S’il existe une cheminée à foyer ouvert, une trappe d'obturation doit être installée.

Pour les constructions récentes (après 1975)

La ventilation mécanique ne doit jamais être arrêtée.

Si une VMC est bruyante, ou que vous êtes gênés par des entrées d'air désagréables, il vous faudra consulter un professionnel pour trouver la bonne solution. 

Que dit la réglementation ?

Depuis le 3 mai 2007, les travaux de rénovation sont soumis à une réglementation appelée "Réglementation Thermique dans l'existant, élément par élément".

Les ventilateurs installés ou remplacés doivent présenter une consommation d’énergie maximale. Assurez-vous que votre professionnel prend bien en compte ces exigences.

Pour en savoir plus sur les exigences de la réglementation, consulter l'arrêté (Chapitre IV).

 

Contenu rédigé par le Club de l'Amélioration de l'Habitat.

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